Babel Interprètes
Service d'interprétariat par téléphone ou présence physique




Babel Interprètes réinvente l’économie sociale

Structurée autour de réfugiés locaux, l’Association Babel Interprètes a fait en 2010 le pari audacieux de l’insertion professionnelle et sociale. Les débuts sont très encourageants.

Pour Franck Prodhon, Président de Babel Interprètes, sa structure commence à faire du bruit ne serait-ce qu’avec sa place de finaliste national au concours Talents Création d’Entreprise, catégorie économie sociale. « C’était déjà une satisfaction d’avoir été primé au niveau régional, alors faire partie des huit finalistes… C’est très encourageant quant à la qualité de notre démarche. » explique humblement ce travailleur social, longtemps impliqué au Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile de Chaumont.
La démarche en question repose sur un constat simple, partagé par les 5 membres fondateurs de l’Association : Il y a sur le territoire des besoins en interprétariat qui ne sont pas satisfaits, et par ailleurs il y a des compétences dans le domaine au sein des réfugiés locaux. Ainsi s’est constitué Babel Interprètes en juin 2010, après des années de gestation.
Aujourd’hui c’est plus d’un quinzaine de langues qui sont proposées au catalogue, portées par autant d’interprètes de toutes nationalités. Par téléphone ou sur place, les prestations se déclinent pour les Associations, collectivités, tribunaux, services de police, hôpitaux et services de santé, éducation, commerces, industrie, acteurs touristiques…

Accompagner vers l’autonomie

« Il n’y a pas de fatalité : la communication interculturelle peut devenir un formidable moyen de développer de nouvelles activités, de nouveaux emplois. L’objectif final étant d’accompagner nos interprètes vers une plus grande autonomie professionnelle. » continue Franck Prodhon.
Un projet qui se conjugue au singulier et demande un suivi adapté, tant les profils et les histoires personnelles des interprètes de Babel diffèrent les unes des autres.
Un point commun cependant : l’exigence d’une qualité de prestation professionnelle.
« La très grande majorité de nos interprétariats se font en langue maternelle, ce qui permet de prendre en compte la dimension culturelle de l’échange. Une donnée essentielle quand on parle de communication. Par ailleurs, chacun de nos interprètes a bénéficié d’une formation en langue française et est au fait des complexités de l’interprétariat. » conclut-il.
En toute transparence et une fois les différentes taxes déduites, sur les 28 euros de l’heure facturée, neuf euros sont reversés à l’interprète concerné. Le solde bénéficiant à l’administration de l’Association qui compte aujourd’hui un poste de permanent et un mi-temps de coordination.

Journal de la Haute-Marne / Supplément économie (01-11-11)